Réforme du système de santé : Ce qui change pour les dentistes

Il va y avoir du nouveau dans la profession !

Réforme des études, réévaluation des compétences au cours de la carrière, meilleure reconnaissance des diplômes étrangers… C’est ce que prévoit la loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé.

Le point sur les mesures qui vous intéressent.

 

Adieu, PACES et QCM !

Après 9 ans d’existence, la première année commune aux études de santé (PACES) est supprimée !

La PACES qui avait fait tant parler d’elle (et poussé de nombreux étudiants à fuir la France pour suivre leurs études de sage-femme en Belgique) est abandonnée.

Les nouvelles modalités d’accès aux études de médecine, sage-femme, pharma ou dentaire ont été publiées le 5 novembre par décret.

A partir de la rentrée 2020, pour se présenter au concours d’accès à ces formations, les candidats devront avoir suivi un parcours dans l’enseignement supérieur :

  • soit le « Parcours santé » (PASS) – qu’on ne pourra plus redoubler ! ;
  • soit une autre filière (droit, chimie, lettres, économies…) avec une « mineure santé » (L.AS). Notamment pour ceux qui n’auraient pas réussi le concours à l’issue du parcours santé. Les études de médecine, dentaire, pharma, sage-femme seront donc accessibles à des étudiants d’autres horizons. La volonté de l’Etat, c’est que 30 à 40% des étudiants admis dans ces filières soient issus d’une autre licence.

Autre point important : fini le QCM ! La sélection à l’entrée en formation se fera sur dossier, et sur épreuves écrites ou orales complémentaires.

Le concours pourra être présenté deux fois, après une, deux ou trois années d’études supérieures (au choix des candidats).

 

Exit, le numerus clausus !

Incroyable, mais ça y est, on y est ! Le numerus clausus, ce sera bientôt de l’histoire ancienne.

A partir de la rentrée 2020, l’Etat n’aura plus son mot à dire sur le nombre d’étudiants pouvant être admis en 2e année d’études de médecine, de pharma, de sages-femmes et dentaire.

Les universités et les agences régionales de santé (ARS) choisiront le nombre d’étudiants admis en fonction des capacités de formation des facultés, et des besoins en praticiens sur chaque territoire.

Les facs définiront aussi l’organisation des enseignements et du contrôle des connaissances du deuxième cycle d’études.

 

Compétences évaluées au cours de la carrière

Vous êtes diplômé ? Vous êtes en exercice depuis longtemps ?

Vous n’avez pas fini de vous faire évaluer.

Pour s’assurer que votre savoir et votre savoir-faire se confirment et s’actualisent avec le temps, le gouvernement va mettre en place une procédure de certification des compétences, à échéances régulières.

Les professions qui relèvent d’un ordre, à savoir les médecins, dentistes, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers, kinés et pédicures-podologues seront toutes concernées.

Du côté des dentistes, cette procédure devrait voir le jour dans les deux ans qui viennent.

 

Reconnaissance des diplômes étrangers

Il va aussi y avoir du nouveau du côté des praticiens aux diplômes étrangers, qu’ils soient médecins, dentistes, pharmaciens, chirurgiens ou sages-femmes.

En plus d’avoir un statut précaire, on leur donne un nom à coucher dehors : les PADHUE (praticiens à diplôme étranger hors union européenne).

Ils ont un syndicat : le SNPADHUE. Une intersyndicale : l’INPADHUE.

Et leurs représentants luttent depuis près de 20 ans pour leur permettre d’exercer en France dans les mêmes conditions que leurs homologues aux diplômes communautaires (UE).

Malgré cela, encore aujourd’hui, de nombreux PADHUE travaillent hors des sentiers réglementaires.

Heureusement, leur sort devrait s’arranger.

Après étude de leur dossier, certains d’entre eux verront normalement leur situation régularisée d’ici la fin 2021.

Par ailleurs, la réforme prévoit d’inclure dans les contrats d’engagement de service public (CESP) les PADHUE qui ont été autorisés à poursuivre un parcours de compétences en médecine ou en odontologie.

 

 

 

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