Maladies parodontales et polyarthrite rumatoïde : des liens étroits

Les personnes à risque de polyarthrite rumatoïde présenteraient un risque plus élevé de développer des maladies parodontales. A l’inverse, la présence, dans la bouche, de bactéries causant une inflammation des gencives, pourrait déclencher, chez les sujets à risque, une réponse immunitaire déclenchant la polyarthrite rumatoïde.

En cause, la présence de protéines citrullinées – associées à cette maladie – dans le liquide buccal des personnes atteintes de maladies parodontales.

 

Des liens connus

La polyarthrite rumatoïde est une maladie inflammatoire qui touche les articulations du malade. Elle entraîne un gonflement, des douleurs et une raideur des différentes articulations attaquées par les cellules du corps humain. Cette maladie touche environ 0,4% des Français.

Les personnes atteintes de polyarthrite rumatoïde sont particulièrement touchées par le risque de développer des maladies parodontales, en raison notamment des troubles de l’articulation temporo-mandibulaire (souvent associés) et du syndrôme de Sjögren -également fréquent chez ces malades-, qui diminue les sécrétions salivaires.

 

Rapport de cause à effet

Plusieurs études, qui ont souhaité aller plus loin dans la recherche des causes à effets, mettent en évidence un possible déclenchement de la polyarthrite rumatoïde du fait de la présence de bactéries parodontales dans la bouche.

C’est le cas, notamment, des recherches menées par la Johns Hopkins University School of Medicine, par l’université Aarhus du Danemark, puis de l’étude menée par l’université de Leeds.

Celles-ci constatent notamment, chez les personnes présentant un risque de développer la polyarthrite rumatoïde, la présence de taux élevés de protéines citrullinées précédant l’arrivée des symptômes de la maladie.

Les études notent aussi, chez ces mêmes personnes, la présence en abondance de la bactérie Porphyromonas gingivalis (Pg) – connue pour exprimer une enzyme qui a la capacité de générer les protéines citrullinées –, et l’existence d’anticorps pour lutter contre ces protéines.

 

 

Un commentaire ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *