Burn-out : comment l’éviter ?

Burn-out. C’est presque un gros mot. Un mot qui fait flipper. Un mot tabou.

Autour de ce mot règne un silence diffus crevé par des termes encore plus violents comme « suicide » ou « dépression ».

Bref, le burn-out, on ne veut pas y penser. On n’est même pas sûr de vouloir vraiment savoir ce que ça veut dire, desfois qu’on serait concerné sans le savoir ou qu’on s’en approcherait.

Hé ! Stoop ! La politique de l’autruche, c’est vraiment pas le bon plan !! C’est justement comme ça qu’un matin, sans prévenir, tu déclenches ton burn-out. T’as rien vu venir. Ou t’as rien VOULU voir venir.

 

Bon, le burn-out, c’est quoi ?

Allez, on se lance. On ose regarder la définition.

D’après le dictionnaire Larousse, le burn-out est un « syndrome d’épuisement professionnel caractérisé par une fatigue physique et psychique intense, générée par des sentiments d’impuissance et de désespoir ».

L’organisation mondiale de la santé (OMS) le définit comme « un syndrome résultant d’un stress chronique au travail qui n’a pas été géré avec succès ». Oui non ça c’est sûr. Le burn-out, c’est moyen successful. On avait remarqué. Mais merci.

En tout cas, on retient qu’on est épuisé, hyper fatigué physiquement et nerveusement et qu’en gros c’est à cause d’un stress quotidien subi au travail. Et le stress, il débarque quand il y a un sérieux écart entre ce qu’on nous demande de faire et ce qu’on se sent capable de réaliser. Ca crée un sentiment d’impuissance. Et par la suite, de désespoir.

Voici nos conseils pour passer à côté du burn-out.

 

– Vivre l’instant présent.

Inutile de ressasser le gros fail d’hier ou d’anticiper le trac de la réunion de demain.

Dans notre société, on a trop tendance à anticiper l’avenir tout en ruminant le passé.

Revenons à aujourd’hui, à maintenant, là, tout de suite.

La sophrologie peut aider.

Respirer, sentir son corps et son esprit tels qu’ils sont à l’instant T. S’occuper de ce qu’on fait là, maintenant, tout de suite. Sans penser à demain. Sans commencer à stresser sur tout ce qu’il reste à faire. Juste se concentrer sur l’ici et maintenant, sur la tâche précise qu’on est en train d’accomplir.

C’est le meilleur moyen de la réaliser avec succès, tout en étant détendu.

C’est aussi une toute nouvelle habitude à prendre et à apprendre. Un réflexe à adopter, progressivement, à force d’exercices. On peut très bien se faire aider (psychologue, sophrologue, cours de méditation, de yoga, etc).

 

– Garder un équilibre.

Quand le rythme de travail s’accélère (y a toujours des périodes où c’est le gros rush), garder un équilibre (autant que faire se peut) permet de maintenir la forme et le moral en bon état (toutes proportions gardées, bien sûr):

  • Bien s’alimenter. Ca paraît bête, comme ça, mais ça reste la base :
    • Manger des fruits et des légumes bourrés de vitamines (ne pas tomber dans le piège du fast-food !!)
    • Attention au café et autres dopants. Le café, sur l’instant on a l’impression que ça réveille du tonnerre. Sauf que ça grille d’un coup notre énergie pour provoquer un coup de pompe de folie quelques heures plus tard. Ce à quoi on répond généralement par une nouvelle dose de café… et ainsi de suite. A la fin de la journée ou de la semaine, on a quasiment les mains qui tremblent et on est au comble du stress et de la nervosité.
  • Se ménager des moments à soi pour se ressourcer. Penser, aussi, à pratiquer un peu d’activité physique. Histoire de s’oxygéner, mais aussi de se détendre efficacement, car le muscle est le contrepoids du nerf. En gros, plus on se dépense, moins on est nerveux.
  • Soigner son sommeil. C’est facile à dire, quand on rentre du travail à la fois trop énervé et trop fatigué pour se coucher tôt. D’où l’importance cruciale de se prendre un moment à soi et de faire un peu d’exercice, même sur une courte durée. Pour un bon sommeil :
    • Se coucher avant minuit : les heures qui précèdent minuit sont bien plus réparatrices
    • Eviter les écrans avant de s’endormir.

 

– Se questionner sur soi… et s’accepter.

La culpabilité. Très présente à l’heure actuelle. On culpabilise parce qu’on n’en fait pas assez, parce qu’on voit trop peu nos enfants, parce qu’on devrait manger mieux ou faire plus de sport et protéger la planète. Bref, on passe nos vies à culpabiliser. C’est un peu comme une petite habitude. Alors, au travail, y a pas plus simple pour le boss que d’appuyer sur le bouton « culpabilité » pour activer le circuit.

Mais quand le radar s’allume, demandons-nous : pourquoi ?

Est-ce qu’on m’en demande trop ?

Dans ce cas, il est temps d’en parler, de voir si des aménagements sont possibles.

Mais surtout, il est temps de se faire confiance et d’accepter nos limites. Etre bienveillant avec nous-même : on n’est pas parfait, et si nos limites sont plus restrictives que d’autres à certains endroits, on n’est pas un loser pour autant, elles sont largement compensées par d’autres qualités que tout le monde n’a pas. < En être convaincu. Si besoin, se faire aider pour cela (psychologue…).

 

– (Re)trouver du sens.

T’as du mal à rester concentré ? Tu te tournes souvent les pouces ? Ta charge de travail n’est pas si énorme, mais impossible pour toi de l’exécuter dans les temps ?

Rends-toi à l’évidence : tu manques de motivation.

Ca n’enlève rien à la difficulté et donc au stress de devoir faire les choses « on time », alors que tu n’en as pas envie du tout. T’as même le moral dans les chaussettes. Tu broies du noir.

Peut-être que tu ne crois tout simplement plus en ce que tu fais. Peut-être que le projet -ou ton rôle dans ce projet – ne te donne plus l’impression d’accomplir quelque chose de vraiment utile.

Tu es en manques de sens.

La question, alors, c’est … :

Est-ce que tu te projettes encore dans cette entreprise ?

Il est peut-être temps de partir…

A toi de voir.

 

 

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